Coyote – Patrice Cazeault

Présentation :

● Titre : Coyote
● Auteur : Patrice Cazeault
● Maison d’Édition : ADA Éditions
● Collection : Corbeau
● Date de Parution : Septembre 2018
● Nombre de pages : 587 pages
● ISBN : 9782897867652

Résumé :

« Tu as trahi Anna Chenko ! »

Renard traque Coyote, son ancien frère d’armes. Ensemble, ils ont fait retentir leurs pistolets d’un bout à l’autre du continent, mais les voilà devenus des ennemis jurés.

Si Renard ne retrouve pas Coyote bientôt, il n’est pas mieux que mort.

Sa quête le ramène à Red Hills, dernière bourgade avant la dangereuse frontière de l’Ouest, où il s’allie avec Qqova, une Amérindienne aux yeux vairons, investie d’un étrange pouvoir, et avec Cassidy Jackson, un voyou au cœur en or et aux ambitions démesurées.

Pour se venger de Coyote, le trio devra croiser le fer avec des bandes rivales, échapper à des embuscades mortelles et traiter avec des créatures plus dangereuses que tout ce qu’ils ont affronté jusqu’à maintenant.

Renard doit faire vite. Les sorcières d’Anna Chenko sont à ses trousses…

Mon avis :

Je dois vous avouer que lors de mon achat de Coyote – un Western Fantasy , j’étais réellement indécise. Je n’étais pas certaine de mon achat, car je ne suis pas un grand fan de western. J’étais du genre à apprécier écouter un film de western avec la scène typique de deux cowboys qui s’affronte en un duel de face-à-face, mais c’était tout. Ainsi, quand j’ai eu le livre dans mes mains, je ne savais pas quoi faire. J’hésitais à le reposer et à repartir… Mais je suis resté encore un peu, puis j’ai lu le résumé. Ce fut l’élément qui me décida. Tout d’abord, j’ai réellement accroché aux deux noms principaux : Renard et Coyote, deux frères d’armes. Je me rappelle du moment où j’ai lu cela, j’ai eu un sourire aux lèvres et j’ai repensé à une personne chère à mes yeux. Ces deux animaux nous correspondaient beaucoup, donc, s’ils étaient en plus frères d’armes… Puis, finalement, je suis tombée sous la description de l’Indienne aux yeux vairons. Si vous me suivez sur Facebook et Instagram, vous comprendrez que j’ai un husky aux yeux vairons, justement. Deux éléments qui m’ont chavirée le cœur, et je me suis dit que ce n’était pas qu’un simple hasard.

Je n’ai vraiment pas été déçue. Cette lecture a même été au-delà de mes espérances. Je ne pourrai pas vous dire que je suis tombée en amour avec le genre western, mais avec le mélange de genres de Patrice Cazeault, oui.

Au début de ma lecture, j’étais intriguée à cause d’une question qui ne cessait de revenir en mon esprit : « Comment l’auteur allait-il agencer le western avec le fantasy ? ». La réponse a été assez longue avant d’être répondue, mais j’ai apprécié l’attente. Si quelqu’un se pose la question, je vous réponds aussitôt. Dans ce livre, on retrouve sorcières et vampires. Ainsi, qui dit sorcières, dit aussitôt magie. Et de ça, on en retrouve avec des personnages surprenants. Mais il y a un point sur lequel je tiens vraiment beaucoup à parler : l’aspect vampire. Dans ce roman, on est très loin du genre typique comme on a pu souvent le voir dans d’autres sagas. On ne retrouve pas une créature assoiffée de sang avec une beauté à couper le souffle de n’importe quel être humain, ou encore loin des vampires de Twilight. (Veuillez noter ici que je ne juge pas personne avec cette saga, ni même l’auteur. J’ai longuement aimé cette saga dans ma jeunesse, et j’apprécie encore beaucoup les romans de Stéphanie Mayers. Cependant, je peux maintenant dire que j’adore lire quelque chose de plus « adulte » à ce niveau.) En fait, avec les personnages de Patrice Cazeault, on ne tombe pas dans aucune « généralité » à mon avis. Les sorcières qu’il décrit sont des femmes comme les autres, et les vampires sont simplement plus mystérieux.

Dans ce roman, j’ai eu beaucoup de coups de cœur au niveau des personnages. À mon grand étonnement, mon coup de cœur numéro un n’a pas été Renard comme je l’aurai pensé. Contre toute attente, je me suis laissé adoucir plutôt par l’Apache, Qqova. Cette Indienne qui a osé fuir sa « prison » pour essayer de se faire une nouvelle vie, et qui au final, décide de rétablir la paix en ramenant ce qui a causé sa perte… Cette Apache au regard vairon, à l’œil bleu rempli d’un pouvoir que nul n’aurait osé imaginer. Cette « sqaw » avec un cœur en or… Ce fut elle que j’ai le plus adoré. Mais il n’a pas qu’elle. Chaque personne est décrite d’une façon unique, permettant de nous l’imaginer parfaitement. Holliday et sa méchanceté, Renard et sa ruse, Cassidy Jackson et son cœur vaillant, Ysandelle et sa malice éternelle, Parade et sa nonchalance inimaginable, Malfesnir et son aura majestueuse, ainsi de suite ! Chaque personnage semble avoir été choisi avec soin, réfléchit longuement à leur personnalité.

Mais outre les personnages, j’ai grandement aimé le côté « guerre » en arrière-plan. Une chose que je n’avais pas pensée au début de ma lecture, c’est que le monde western vient aussi avec les Indiens. Et dans ce temps précis, il y avait beaucoup de guerres entre les « hommes blancs » et les Indiens. C’est un élément qui a fait que ma lecture a été formidable, car je m’attache beaucoup à tout ce qui a pu arriver réellement aux Autochtones. Dès qu’un livre parle de loin ou de proche à ces individus, mon attention est captée pendant un long moment. Une des scènes qui m’a le plus percuté est sans aucun doute le moment lorsque les Indiens arrivent à la course sur leurs destriers, les lances et les arcs bien hauts dans les airs et leur hululement déchirant la prairie.

Il s’agissait du tout premier livre que je lisais de Patrice Cazeault, et je suis sincèrement impatiente de continuer mes lectures de ses romans. Tout le long de Coyote , j’avais l’impression de lire un film. Je vous explique ma sensation. Lorsque je venais pour dormir, je me repassais les scènes que j’avais lues dans la journée, et même les jours avant et je revoyais l’intégrale comme s’il s’agissait d’une œuvre cinématographique que j’avais écoutée. Les scènes étaient tellement réalistes et bien décrites que je me surprenais à me dire « faudrait que je continue ce film », car pour moi, ma lecture devenait comme un film. Je lisais, et aussitôt, je voyais les scènes se produire dans ma tête comme s’il jouait en même temps. Même si je suis très visuelle comme personne, c’est quelque chose qui ne m’arrive que très rarement. J’arrive souvent à visualiser la scène, mais au point d’avoir l’impression d’y être et d’y assister comme un fantôme qui volerait au-dessus d’eux ? C’est très rare. Et pourtant, cette expérience s’est produite avec ce livre. À un point tel que lors de ma lecture de l’épilogue, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une grande fierté, et de ressentir des frissons parcourir littéralement tout mon corps.

Le tome 2 Chenko est déjà en librairie, si vous êtes curieux. Et comme vous devez vous en doutez – ou devez déjà le savoir si vous me suivez bien -, je me le suis déjà procuré. Ai-je vraiment besoin de vous dire après cette longue critique qu’il ne restera pas très longtemps dans ma Pile à lire ? Je vous conseille fortement de vous procurer Coyote si ce n’est pas déjà fait. C’est une aventure hors du commun, entourée de mystères, de hors-la-loi, de guerriers légendaires et remplie de rebondissements qui vous attend à chaque tournant de pages !
 

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