La belle au bois dormant – L.P. Sicard

Présentation :

● Titre : La Belle au bois dormant
● Auteur : L.P. Sicard
● Maison d’édition : ADA Éditions
● Collection : Les contes interdits
● Date de Parution : Août 2019
● Nombre de pages : 193 pages
● ISBN : 9782898037795

Résumé :

Une fillette qui aurait dû mourir
à la naissance.
~
Des cauchemars incompris,
qui frappent à la même heure.
~
Un avertissement incompris,
une menace ignorée.
~
Le passé sanglant qui rattrape
l’innocence d’Aurore…
~
Et tous ceux qui l’entourent.

Cette réécriture angoissante du conte
de Charles Perrault est une véritable matière à cauchemars.
Entre secrets, meurtres, débauche et abomination,
La Belle au bois dormant n’offre aucun répit.

Mon avis :

J’ai toujours été un grand fan des contes de Perrault, de Grimms, et même de Hans Christian Andersen, voire des contes tout court. En gros, tout ce qui a trait aux mythes m’a toujours intéressé. Ainsi, en 2017, lorsque j’ai aperçu la prévente des quatre premiers contes – Hansel et Gretel, Peter Pan, Les trois petits cochons et Blanche-neige -, je n’ai pas hésité et je me les suis procurées. C’est ainsi qu’a commencé ma collection de ces contes interdits.

Pour ma lecture de La belle au bois dormant, un seul mot pourrait suffire : époustouflant.

Dès que j’ai ouvert le livre, j’ai toute de suite été happé par les remerciements de M. Sicard. Pour ceux qui n’ont pas entendu parler de cette controverse, l’auteur québécois que j’apprécie énormément, Yvan Godbout, et le directeur des éditions ADA ont été formellement accusés de production et de distribution de pornographie juvénile. Pourquoi ? Car Yvan Godbout a osé écrire une scène morbide dans Hansel et Gretel qui décrivait le viol d’une fillette par son beau-père. Le « pire » dans tout cela ? C’est que quelques pages plus loin, on décrivait le viol de son jumeau par le même beau-père, mais personne n’en a fait de « cas ». Une question éthique s’est propagé à travers tout l’univers artistique, et voir plus loin : avait-on manqué de jugement dans cette affaire ? Ma réponse personnelle, pour avoir lu le roman en entier dès sa sortie, est oui. Yvan Godbout et le directeur de ADA Éditions sont innocents et en paye le prix fort aujourd’hui, pour une plainte qui n’aurait pas dû avoir autant de puissance. Ainsi, lorsque j’ai lu le magnifique texte de Louis-Pier Sicard dans ses remerciements, les larmes me sont rapidement montées aux yeux. Ce scandale m’a énormément touché, et m’affecte encore beaucoup. C’est pour cela que j’ai été heureuse de constater qu’encore aujourd’hui, certains pensent à ce cher Yvan.

Je dois avouer que je ne connaissais pas réellement le véritable conte de La belle au bois dormant avant de lire la version horrifique. Cependant, j’ai rapidement réalisé qu’il fallait oublier l’histoire de cette piqûre au doigt qui endormirait la jeune princesse, car dans ce conte, Aurore est loin d’être une princesse.

Il suffit que de lire les premières lignes pour aussitôt comprendre que l’histoire d’Aurore ne sera pas de tout repos. Dès l’accouchement d’Hélène – la mère de notre protagoniste -, on remarque quelque chose d’étrange chez la jeune « miraculée », un sentiment d’inquiétude s’empare d’elle alors que chez le lecteur, c’est la curiosité qui s’installe en nous.

Ce roman s’installe en deux parties qui ont environ la même quantité de chapitres. Dans la première moitié, on nous permet de découvrir aisément les comportements anormaux de la petite Aurore. Dans le second segment, on voit ici une Aurore plus vieille, devenu adulte. C’est à partir d’ici qu’on découvre réellement ce qui cloche chez la jeune femme.

Tout le long de ce récit, la poésie se mêle à l’horreur. C’est une chose que j’adore énormément chez cet auteur. Il a cette facilité à mélanger la poésie, le choix magnifique des mots à des scènes morbides. Ainsi, on peut voir un duo étrange, mais bien à lui se former. Cette écriture me fait même penser à une valse entre deux êtres humains qui seraient l’opposé l’un de l’autre, comme un aristocrate avec une bourgeoise.

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est comment l’auteur nous tient en haleine jusqu’à la toute fin. Alors qu’on s’attend à ce qu’un événement précis arrive, tout le contraire se produit. Et aux dernières pages, on apprend finalement le plan diabolique d’un personnage qui s’est étendu sur des années de souffrances, de folie, et de désespoir.

La belle au bois dormant est un conte merveilleux, rempli de mystères, d’horreur, de poésie. Je peux même officiellement vous dire qu’il vient de se frayer un chemin dans le top 5 de mes préférés dans cette collection.

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