Les morts sont des cons – Graeme Villeret

Présentation :

● Titre : Les morts sont des cons
● Auteur : Graeme Villeret
● Maison d’édition : ADA Éditions
● Collection :
● Date de Parution : Juin 2019
● Nombre de pages : 496 pages
● ISBN : 9782898038419

Résumé :

On écrit souvent des histoires policières du point de vue de l’enquêteur, rarement celui du tueur. Les morts sont des cons raconte la mission complexe d’un tueur à gages.

Voyage autour du monde, bonne bouffe, filles, sexes et alcool, mais aussi trahisons et meurtres violents orchestrés savamment.

Et quelques grains de sable qui viendront enrayer l’impitoyable machine à tuer.

Mon avis :

Quand on lit un polar, on a instinctivement une idée de la forme, de la tournure de l’histoire, du genre en particulier. Mais dans les morts sont des cons, on doit oublier cette impression, cette habitude du genre. À aucun moment, on ne se retrouvera dans une enquête policière. Dans cette œuvre, on découvre plutôt l’autre côté de la médaille : celle du – ou des – tueur.

Lorsque j’ai commencé ce roman, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais. Je savais qu’il ne s’agissait pas d’un polar « commun », mais complètement différent des autres. Et effectivement, il a détonné du lot.

Malheureusement, ma lecture fut mitigée pour une seule raison. Autant qu’au final, j’ai adoré ma lecture, je l’ai trouvé assez lourde à plusieurs reprises. Pour ma part, j’aime bien avoir des détails des lieux, de ce qu’il entoure les protagonistes surtout lorsqu’il s’agit de nouveaux endroits que je n’ai jamais visités. Cela me donne une sensation de « voyage mental ». Mais ici, je trouvais que quelques passages étaient lourds. Avaient-ont réellement besoin de savoir qu’un personnage avait faim ? Qu’il rêvait de manger tel aliment ? Qu’il se lavait les mains, qu’il était gaucher ?

Ce genre de petits détails m’a parfois fait perdre le nord. Il s’agit bien sûr que de mon avis personnel, mais j’aurais préféré une lecture sans ce genre d’éléments. Mais j’imagine parfaitement qu’il est intéressant pour d’autres lecteurs de les lire : cela peut nous permettre de nous mettre dans la peau du personnage, de mieux le comprendre… ou non. Il s’agit ici d’un pari de l’auteur ici : soit on aime, soit on n’aime pas. Moi, je n’en suis pas tellement fanatique.

Heureusement, cela ne m’a pas empêché de continuer à lire cette histoire. Outre ces éléments précis, j’ai été agréablement surpris par l’œuvre complète. Je dois même avouer que Graeme Villeret a su me surprendre avec sa fin.

Tout le long de l’œuvre, on s’attend évidemment à ce que quelque chose arrive à Vincent, le protagoniste. Plusieurs éléments nous donnent une, voire plusieurs idées de ce qu’il va lui arriver. Mais le dernier chapitre nous fait l’effet d’une bombe en pleine gueule : on perd toute confiance en nous. On se rend très vite compte qu’au fond, la vie n’est qu’une pure ironie.

Oubliant la longueur de certains passages, j’ai beaucoup apprécié les points de vue différents qui règnent dans ce roman. Bien que Vincent soit le véritable tueur à gages et qu’il s’agit de celui à qui appartient le contrat, l’auteur nous donne la chance d’avoir un second aspect du travail de tueur à gages : celui du profilage. Pour tuer une personne, il ne suffit pas de tirer sur la gâchette ou de le poignarder. Parfois, il s’agit d’un travail bien plus compliqué. C’est une des choses que j’ai le plus aimé du roman : on y découvre deux visions différentes du travail de tueur. Celui qui le fait pour une vie de luxe et le psychopathe.

Cependant, mon passage préféré reste l’élément qui déclenche la finale. Simplement pour le chapitre 28, ma lecture fut marquante. À mes yeux, ce fut ce qui me fit comprendre la différence entre les deux sortes de tueurs à gages que cherchait-nous montrer l’auteur. Effectivement, même si notre travail est d’enlever la vie à des inconnus pour de l’argent, cela ne veut pas nécessairement dire qu’ils sont sans émotion…

Après avoir repensé à ma lecture complète et y avoir bien réfléchi : je lève mon chapeau à Graeme Villeret pour son manuscrit. Elle est surprenante et ironique. Chaque élément a une importance qu’on ne comprend qu’à la toute fin. Ce roman m’a fait penser à un puzzle : chaque pièce finit par se lier les uns aux autres pour se compléter. C’est qu’une fois l’œuvre finit qu’on peut admirer l’entièreté du travail et en être fasciné.

Donc, si vous appréciez les livres hors du commun, qui est beaucoup plus descriptifs, qui nous fait voyagez, je vous le conseille. Ne vous arrêtez pas aux « longueurs » et laissez-vous embarquer par cette aventure. Elle sera vous surprendre.

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