Cendrillon – Sylvain Johnson

Présentation :

● Titre : Cendrillon
● Auteur : Sylvain Johnson
● Maison d’édition : ADA Éditions
● Collection : Contes interdits
● Date de Parution : Mars 2020
● Nombre de pages : 184 pages
● ISBN : 9782898082467

Résumé :

Une jeune fille confinée au sous-sol d’un salon mortuaire par une belle mère cruelle.
~
Deux sœurs vaniteuses qui torturent la petite Cendrine
~
Des « souris » inquiétantes nées dans l’ombre d’un four crématoire.
~
Un long séjour dans un pénitencier où les criminels et les gardiens se confondent…

Dans les pages de cette version moderne et macabre de Cendrillon, vous serez confrontés aux tourments et à l’horreur pure du plus sombre des cœurs, celui d’une mère sans amour. Depuis les cendres naîtra une force sans égale, un esprit de vengeance destiné à étendre les ténèbres de la nuit…

Mon avis :

Quand j’ai entendu parler qu’il y aurait un conte sur Cendrillon, j’avais quelque peu peur d’être déçu. Je n’ai jamais vraiment très aimé cette histoire de la princesse qui devait revenir avant minuit et qui perdait sa chaussure de verre. Cependant, je fus rassuré lorsque j’ai su que ce conte des Frères Grimm serait repris par Sylvain Johnson. Ayant dévoré ses deux premiers contes Le joueur de flûte de Hamelin et La petite sirène, je me sentais plus rassuré.

À plusieurs reprises, mon cœur s’est resserré de bonheur et je me suis rappelé pourquoi j’adorais autant lire des contes de cet auteur. Dès les remerciements, il n’hésite pas à démontrer tout son amour pour ses collègues, cette petite famille que sont les auteurs des contes interdits. Et sans surprise, il n’hésite même pas à parler encore d’Yvan Godbout et comment le soutenir. Avec ce simple passage de remerciements, j’ai su voir comment ils forment une belle gang. Et personnellement, cela ne me donne qu’encore plus envie de découvrir conte après conte, ces merveilleux auteurs et leurs œuvres.

Dès les premières pages, j’ai su que ce roman ne serait pas de tout repos. Cendrine n’est pas la demoiselle en détresse que j’avais eu peur de découvrir. Au contraire, elle est maligne, intelligente et surtout, elle possède une haine sans mesure pour sa belle-famille. Je me rappelle encore de m’être arrêté après le chapitre 3, avoir regardé mon fiancé et lui avoir dit avec un immense sourire « Wow ! C’est … intense ! Elle est folle, la Cendrée ! » et à son plus grand déplaisir, je me suis amusée, moi, à lui décrire les actions de Cendrine à ses deux belles-sœurs.

Dans la réécriture de Cendrillon, j’ai retrouvé à nouveau des petits clins d’œil à ses confrères et consœurs des contes interdits avec soit leur nom – comme l’agente Alain – ou même avec des romans écrit – comme La Bête originale de Simon Rousseau –. Je me rappelle même d’un certain passage où je reconnaissais littéralement la gang qu’ils forment dans les Salons du livre. Pour ceux qui connaissent les réécritures de cet auteur savent qu’on peut retrouver aussi ces petits détails dans La petite Sirène. C’est qu’un clin d’œil ici et là, mais qui rend une forme de chaleur dans ce sombre roman.

Mais je n’ai pas adoré l’histoire de la Cendrée que pour ces aspects-ci. Je l’ai apprécié pour son ensemble complet. La vie de la Cendrée est détaillé, très bien réfléchit et même s’il y a un côté surnaturel qui est présent, il n’envahit pas le roman au point d’en oublier l’essence de ce dernier. C’est un récit de vengeance, de haine, de douleur, mais l’auteur nous rappelle constamment que derrière ce but ultime de désir de vengeance, la Cendrée n’est qu’une femme perdue, une âme brisée par les sévices de sa belle-famille, par l’abandon de son père.

Tout le long des chapitres, on en apprend toujours un peu plus sur son récit, sur son enfance. On apprend à la découvrir, à oublier sa folie et son aspect maladif pour se concentrer que sur la petite fille qu’on a brisée il y a des années de cela. Lorsqu’on tente de soumettre une âme, il ne faut pas être surpris de la voir se rebeller un jour ou l’autre.

Mais une des choses qui a su marquer mon esprit, c’est les deux dernières pages. Si vous avez tenu le coup jusque-là, vous allez sûrement tomber de votre chaise, comme moi. Je suis resté bouche bée, ne m’attendant aucunement à une telle finalité. J’ai eu l’impression de recevoir une bombe en plein visage. Chaque pièce du puzzle venait de se résoudre et Sylvain Johnson a su me faire figer et me faire remettre en question toute l’histoire que je venais de lire. Avec seulement deux pages, je venais de comprendre le fameux secret que gardait la Cendrée envers et contre tous.

À la fin de ma lecture, je peux dorénavant déclarer que malgré ma peur d’être déçu de ce conte, Cendrillon de Sylvain Johnson est rendue dans mon top 3 des contes interdits. Je n’aurai jamais imaginé une réécriture aussi époustouflante !

2 commentaires sur “Cendrillon – Sylvain Johnson

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